sur la frange de tissu élimé qui borde le sommeil se poursuit la nuit d'une fable
'c'est ainsi que la ville aux marches de brumes descendit jusqu'au fleuve '
depuis ses palais et ses murs ses cours et ses façades toute cette remémoration pierreuse de siècles

a pour ciel étoilé la coupole inverse de l'onde où puiser la miroitante matière de ses songes
' il faut longtemps sonder le fond de l'oeil pour en remonter les images englouties '

Hervé Bauer

 

 

 

 

arrimée

à la ville qui

rêve

l'embarcation de la nuit,

berce

sa cargaison chimérique

de large

ni le froid sidéral

des lampes

ni le fleuve

où blanchit l'insomnie

ne mesurent

quel lointain

est à quai

 

' comme une pupille

déserte

a vidé les lieux '


à moins que

suivant la nuit

vous n'entendiez les pas

inhabités


(d'un)

qui s'éloigne

en laissant


la paupière ouverte

:
Hervé Bauer

A quai

 

Vitrail

 

 

 

 

 

 

les arbres allégoriques de l'essence spectrale de
la Photographie comme la fantômatique pas
serelle entre le bref rougeoiement du vif et le
royaume des morts l'Artiste ayant allumé son vitrail
jusqu'à une heure avancée de la nuit
avant
que l'empierrement ne serre le coeur des gisants.

Hervé Bauer

 

 

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